JOMO, en voyage ? Absolument !
Vous connaissez peut-être l’expression FOMO – fear of missing out. La peur de passer à côté de quelque chose d’important, de ne pas voir l’essentiel. C’est une expression qui représente souvent le sentiment que l’on peut avoir lorsque l’on organise un voyage pour une destination choisie. On veut tout voir. Souvent, on n’oublie qu’un pays, et même une région, c’est grand. Tout voir en l’espace de quelques jours, c’est irréaliste.
On peut, si on adhère au FOMO, tout voir en courant. Ça donne des supers selfies et la satisfaction d’avoir vu ce que l’on voulait voir. Ça se fait, en passant d’un endroit à l’autre à vitesse grand V.
Si, par contre, on se permet d’adhérer au JOMO – Joy Of Missing Out -, on se donne le temps de vivre l’endroit. Quelques jours passés au même endroit et soudain, les surprises se multiplient. Des coins de rue magnifiques loin des circuits touristiques, des événements locaux non annoncés, un brin de magie qui s’offre à nous parce qu’on a su prendre le temps.
Une de mes plus belles surprises liée à mon côté JOMO, cette grande cérémonie commémorative donnée par des pipe bands (corps de cornemuse) à Édimbourg. Au cours d’une balade sans but précis, ma mère et moi s’étions vu remettre une invitation, par de belles dames dansantes, à cet événement public qui se préparait, à quelques centaines de mètres de là.
Voir l’entrée en scène du premier pipe band
Que la vie fait bien les choses! C’était grandiose, deux heures de concerts à l’extérieur, à la tombée du jour. Tout à fait imprévu dans notre horaire mais oh! comment apprécié.
Ralentir invite à découvrir les lieux au rythme de la vie locale. Ça ouvre la porte à vivre des imprévus enchanteurs. On découvre parfois des activités qui ne sont pas sur le circuit de touristes de masse. Ces événements sont peu affichés, connus principalement par les gens de la place.
La beauté des lieux est aussi quelque chose qui se découvre lorsque l’on prend le temps. L’architecture, l’art, les initiatives locales, les petits commerces bourrés de charme, ça se rencontre au détour d’une rue, comme ça, par hasard.
La meilleure façon d’appliquer la philosophie JOMO au voyage, c’est de passer quelques jours au même endroit. On planifie certaines sorties puis on s’accorde du temps libre. Puis, on se déplace. En voiture ou à pied, ce qui importe c’est d’avoir le contrôle de ses déplacements. Ainsi, on peut s’arrêter, faire des détours, prendre le temps de se « perdre » un peu.
Alors, dans vos voyages, pour faire les plus surprenantes découvertes, accordez-vous ce temps boîte-à-surprise hors des circuits touts faits.
JOMO, dans mes voyages ? Absolument !
Véronique 🦄
